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La Martienne (01/02/2011)

Je viens de découvrir Facebook. Après de nombreuses réticences et une longue résistance. Seulement, il paraît que les réseaux sociaux sont intéressants pour se faire connaître. Donc, j'essaie. Je teste. Je soupèse. Je suppute. A première vue, cela semble être un ramassis de tout et de n'importe quoi. D'ailleurs, à peine sur Facebook, j'ai rencontré une Martienne. Elle avait demandé à une Facebookienne de lui prêter une page et voici ce que cette Martienne y a écrit :

J'ai observé les Humains.

J'ai observé les Humains, se féliciter d'être solidaires pour des émissions caritatives, mais chez leurs proches, leur fille, leur sœur, leur mère, leur frère, leurs voisins, leurs collègues, leurs copains, leurs parents, leurs amis. Cette détresse si proche et si évidente, ils ne la voient...

J'ai observé les Humains, allez à l'église et ne rien donner au mendiant, à la sortie de ce temple d'amour...

J'ai observé des Humains reconnaître une détresse et aider une personne mais toujours pendant un temps. Juste assez pour avoir bonne conscience. Car d'après eux, leur vie est entre leurs mains, encore un postulat qui arrange l' Humain.

J'ai observé cette personne en détresse lâcher la vie pour d'autres cieux. J'ai observé les Humains ne rien faire mais être fiers d'avoir aidé cette personne, un temps, le temps de lui offrir une belle cérémonie funéraire, histoire d'afficher bonne impression face aux autres.

Chers Humains pour vous, la solidarité, l'amour, la compréhension de l'autre ne sont que des mots génériques que vous utilisez comme bon vous semble, juste ce qu'il faut pour dormir sur vos deux oreilles, juste ce qu'il faut pour ne pas entraver votre vie gérée par des apparences nécessaires à votre survie matérielle.

Humains vous êtes de faux semblants. Vous n'avez d'humain que votre apparence !!

Ce texte m'a plu. Je l'ai trouvé tellement vrai. Et puis, coup de théâtre, la Martienne n'existe pas. Elle n'a rien demandé… La Martienne, c'est en fait la Facebookienne qui soi-disant aurait prêté sa page. C'est elle qui vient crier sa détresse devant tout le monde. Faut-il être désespéré pour oser crier ainsi sa détresse à tous les gens qui se facebookent superficiellement à longueur de journée.

A tous ceux qui se disent ses amis. C'est quoi un ami, sur Facebook ? Ne serait-ce qu'un " clic " vide de sens ? Voici l'occasion de prouver le contraire car on ne peut pas payer ses impôts avec de belles paroles, aussi utiles soient-elles.

J'ai décidé d'aider la Martienne, en mettant à sa disposition ma boutique en ligne de terrien pour y récolter quelques dons. Vous avez l'occasion d'aider quelqu'un en direct. Sans coûteuses campagnes de publicité, sans détournement de fonds, sans engraisser des rapaces de l'humanitaire. Vous allez cliquer sur " Remerciements " et ensuite, vous pouvez faire un don. Ce sera deux euros au minimum, sinon Paypal va tout prendre, ou presque… Et, je le dis parce que la Martienne ne peut pas le dire : A votre bon cœur, Messieurs, dames !

FIN DE L'HISTOIRE:
Hélas, découragée par le manque d'empathie de ses semblables, la fausse Martienne a déserté Facebook. Merci encore aux généreux donateurs. J'espère quand même rencontrer notre Martienne à la Foire du Livre de Bruxelles pour lui remettre vos dons.